La défense des droits civiques, l’environnement, le retrait des troupes, Bobby Kennedy a été assassiné en 1968 et ses combats restent jusqu’à ce jour à l’avant-garde de la politique américaine, c’est à quel point il devait gêner à son époque, puisqu’il gênerait encore maintenant. Autant dire que les choses n’ont pratiquement pas changé, si ce n’est qu’en surface, avec seule différence cette incapacité dont souffre la scène politique d’aujourd’hui à produire des leaders visionnaires et populaires.
La classe politique c’étant diminuée à un rôle de représentant, faisant leur porte à porte électoral pour le compte des corporations et industriels, devenu les seigneurs des fiefs où le règne de l’économie de marché est de droit divin. Qui peut reprocher à nos politiciens de ne pas envisager de ponctuer leur plan de carrière d’une mort par balle dans une cuisine d’hôtel. Enfin.
C’est à quel point ce film soulève des questions. Il démontre à quel point RFK était non seulement prés du peuple américain, mais qu’il le rassemblait presque en totalité. Avec lui, il était envisageable que le rêve de Martin Luther King prenne vie et on en voit les impacts directs et indirects sur le quotidien des différents personnes interprétés par une distribution toutes étoiles. Les utilisations parcimonieuses des films d’archive aide à mettre en contexte un discours qui semble si actuel qu’il donne l’impression que le temps s’est figé depuis que son cœur s’est arrêté de battre.
